Les clics frauduleux menacent le PPC !
Définition : « click Fraud » ou clics frauduleux est une forme illégale comme étant tous procédés frauduleux visant à simuler un nombre de clics incorrectes de personnes intéressées, lors d’un partenariat entre un site affilié ou un annonceur publicitaire et un moteur de recherche, dans le cadre d’un contrat au CPC « coût par clic », l’exemple du programme Google Adwords.
Cette méthode ayant pour but principal, soit de se réserver une partie des revenus des clics générés en tant que site affilié, soit à faire augmenter les dépenses en liens publicitaires d’un concurrent.
Les différentes formes de clics frauduleux :
Les clics émanant de concurrents :
Le principe des liens promotionnels repose sur les fondements de l’offre et de la demande. Plus un annonceur paie cher ses mots clé, plus il aura de probabilités de se retrouver en tête des moteurs. Or un publicitaire est rarement seul sur un marché, d’autres concurrents poussent souvent les prix jusqu’à trouver un juste équilibre pour chacun, en terme de coût de transformation. C’est justement sur ce principe que jouent certains annonceurs n’hésitant pas à cliquer sur leurs rivaux.
Stratégie visant à faire augmenter le budget de ses concurrents :
Menace, attaque illégale ou stratégie abusive, difficile de qualifiée cette pratique marketing visant à faire augmenter les coûts publicitaires de ses concurrents. Dans tous les cas cette technique est très saugrenue.
Stratégie visant à faire disparaître une annonce discrètement :
Chaque moteur de recherche a des spécificités sur ses algorithmes et concernant les annonces, si un taux de clics est trop faible par rapport au nombre d’impressions produites, l’annonce est retirée.
Les clics provenant des sites affiliés :
Selon des enquêtes, les marqueteurs et les agences spécialisées en stratégie sur les moteurs estiment que les optimisateurs en référencement est sont un plus gros danger que les clics frauduleux car ils détériorent le marché des liens sponsorisés et l’efficacité des actions de marketing payant sur les moteurs. En revenant sur ce point, il faut comprendre que les stratégies des sites affiliés abuseraient de techniques pour augmenter leurs revenus en tant que partenaires.
Les systèmes de simulation de clics :
L’éditeur, tout comme l’annonceur, pour ne pas se faire piéger, peut utiliser deux principales techniques pour générer des « clics fantômes ». La plus logique serait de rester devant sa machine à cliquer sur les annonces et attendre une minute entre chaque clics, mais cet exercice est long, coûteux, risqué (possibilité de repérer l’adresse IP de la machine) et passe de moins en moins à travers les protections des moteurs et annonceurs. Alors, qu’utilisent ces fraudeurs ?
Le système manuel de syndication :
Peu connu, la syndication vise à utiliser un réseau de personnes pour faire valider des clics. Que ces ressources soient gratuites (dans le cas ou un fraudeur a une liste importante de contacts) ou payantes, ce système à montré des signes de développement ces derniers mois.
Le système automatique par robots :
Plus répandu, les nouveaux robots sont de véritables mitraillettes à clics lorsqu’ils ne sont pas détectés. Ils ont été mis en place par des webmasters programmeurs, et permettent de cacher l’adresser IP pour passer à travers les mailles des moteurs. De plus en plus, ils peuvent être programmés pour ne passer sur des annonces qu’à des périodes basses durant le mois, ne réveillant donc pas les différents systèmes de détection par une forte hausse de taux de clics à un moment.
Comme nous avons pu le constater, les techniques sont de plus en plus sophistiquées et prennent place aux quatre coins du monde, menaçant l’industrie du « Search Marketing ».
Conséquences directes des fraudes :
Les effets de ces menaces ne sont pas sans conséquence, et chacun des acteurs de ce jeu du chat et de la souris voient des retombées pouvant être inquiétantes. D’une part nous avons les annonceurs, qui se soucient de ce sujet et peuvent perdre petit à petit la confiance qu’ils ont envers les moteurs. D’autre part nous avons les webmasters et editeurs, qui pour une majorité d’entre eux craignent ces techniques, car si elles sont détectées c’est tout une entreprise qui peut être discréditée.
Les précautions des moteurs :
Peu d’informations circulent sur ce que font exactement les moteurs pour évacuer le problème des clics frauduleux. Yahoo se défend en disant que ses mesures prises sont brevetées, et que de toute façon, il en a toujours fait une priorité. Son système de protection, déjà développé par Overture, comprendrait des « milliers de filtres », dont les plus connus sont : le contrôle de l’adresse IP, les informations de session de l’utilisateur, la vérification des cookies placés par le moteur, le réseau dont provient l’IP, la date et l’heure du clic, la liste des annonceurs qui ont été vus, etc.
Google n’a pas fait de commentaires techniques sur son système anti-fraude, et annonce juste qu’il utilise une technologie avancée qu’il contrôle bien. Si techniquement Google ne s’avance pas, la firme a tout de même changé quelques points concernant ses contrats avec ses affiliés. En effet, depuis peu, il a mis en place une version test de rémunération de ses partenaires au coût par mille, réduisant donc les performances au clic pour un système plus global, comme l’ont fait les plates formes d’affiliation classiques, telle Tradedoubler, quelques temps auparavant.
Google ne s’est pas arrêté là, puisque depuis le début de l’année il a donné la possibilité à ses clients de pouvoir « exclure » leurs annonces provenant d’affiliés. A charge maintenant pour les annonceurs de suivre les statistiques de leurs serveurs pour identifier les possibles fraudes les concernant.
Les précautions des annonceurs :
Afin de se prémunir contre la fraude aux clics, les annonceurs n’ont pas attendu que les moteurs se manifestent, c’est même eux, qui ont fait éclater le débat ces derniers mois. L’une des premières mesures prise par les marqueteurs a été de surveiller les pics des dépenses en annonces promotionnelles, et de les croiser avec les logs de leurs serveurs. Les statistiques fournies par les machines si, bien traitées peuvent remonter jusque l’adresse IP du ou des possibles fraudeurs.
Solution ?
Google examine actuellement un nouveau modèle pour contrer cette menace : le CPA « cost-per-action ». Avec un tel système, vous ne payerez plus lors du clic mais quand le client atteint un but : achat d’un produit, questionnaire complété, etc. A suivre !

